Nouvelles
Vendredi 9 juin 2006
Pour la protection du «patrimoine vert»

Les villes de la MRC de Thérèse-De Blainville ont adopté le règlement strict sur le contrôle des pesticides en 2003. Après avoir mis en application ce règlement, la Ville de Lorraine qui souhaite poursuivre son virage vert a constaté la nécessité d’apporter certains ajustements en vue d’une amélioration des résultats.


Les méthodes culturales alternatives, utilisées à titre préventif, ne permettent pas toujours de contrôler certaines infestations majeures d’insectes sur les pelouses du territoire tant public que privé. À titre d’exemple, le talus à l’entrée de la ville risque de se retrouver avec des millions de larves de vers blancs prêtes à dévorer le gazon vert cet été. «Nous craignons de perdre tous nos espaces verts, ce qui est notre richesse à Lorraine. Nous voulons également donner des outils aux citoyens aux prises avec des problèmes d’infestation», a précisé le maire de Lorraine, Boniface Dalle-Vedove.

 

Pour faciliter l’obtention d’un permis

 

Un amendement au règlement strict sur le contrôle des pesticides a donc été adopté à la séance spéciale du 1er juin. Cet ajustement permettra de faciliter la démarche d’obtention d’un permis pour l’utilisation de produits autorisés par le Code de gestion des pesticides du ministère de l’Environnement, du Développement durable et des parcs du Québec. Après analyse des experts mandatés par la Ville, le permis, désormais gratuit, pourra également être octroyé pour prévenir les infestations majeures.

 

Les produits pourront être uniquement utilisés par des entrepreneurs qui dorénavant devront fournir un certificat de compétences émis par le ministère de l’Environnement pour ensuite s’enregistrer auprès des Services techniques et d’urbanisme. La période d’application des produits sera aussi allongée pour faciliter le travail des entrepreneurs (soit de 7 h à 20 h en semaine au lieu de 8 h à 17 h).

 

Dans son plan d’action, la Ville de Lorraine a déjà entrepris un traitement d’ensemencement dans lequel terre, compost et semences ont été soufflés sur les talus abîmés par les ravageurs. Ce nouveau procédé au Québec est beaucoup plus économique et rapide que l’installation de la tourbe. L’étape suivante sera de traiter ces surfaces avec des produits permis par le Code de gestion des pesticides. L’objectif est de conserver les méthodes culturales tout en les peaufinant pour assurer le succès des interventions.

 

En collaboration avec des spécialistes

 

Le règlement modifié maintient toujours les services de l’éco-conseiller. Cette année, le mandat a été confié à Jean-Simon Laflamme qui veillera à l’application du règlement et à l’émission des permis spéciaux. La Ville a également fait appel au consultant en espaces verts urbains, Bernard Morin, de l’entreprise Arbrevert qui  travaillera en étroite collaboration avec le personnel du Service des travaux publics et la spécialiste en horticulture de Lorraine.

 

Sauvons nos végétaux pour leur rôle écologique

 

En regard du rôle écologique des plantes dont les pelouses, la Ville a le devoir de mettre en place des méthodes qui permettront de les préserver. En effet, les plantes accroissent la qualité de l’air, filtrent la poussière, agissent comme barrière au bruit et comme brise-vent, en plus de capter les gaz à effet de serre. La pelouse apporte aussi plusieurs autres bienfaits à l’environnement urbain comme la réduction de certaines causes d’allergies en contrôlant les poussières et le pollen.

 

Les bâtisseurs de Lorraine ont créé, en 1960, une ville écologique où la nature occupe une place importante sur ce territoire essentiellement résidentielle. C’est dans cette optique que la Ville a la responsabilité de tout mettre en œuvre pour préserver son «patrimoine vert».